18e Safari Silure de Mâcon

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Le 18ème Safari Silure de Mâcon se déroulera le dimanche 6 juin dès 5h
au Centre Paul Bert, à proximité de la piscine. Renseignements, inscriptions :
http://www.safari-silure-macon.fr/.

Le programme :
Rendez-vous dès 5h : mise en place de l’accueil, possibilité de s’inscrire sur place, café-croissant et pointage des participants déjà inscrits.
- 6h :début du concours de pêche au silure.
-17h : fin du concours de pêche au silure.
- 18h : remise des prix.

La Saône : trait d’union entre l’Angleterre et d’autres continents

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De 1937 à 1939, la Saône, sur trois kilomètres entre le sud de l’île Saint-Jean et le nord de Mâcon, servit de « terrain d’atterrissage » aux hydravions de la compagnie britannique Imperial Airways.

Port d’étape intercontinental

Imperial Airways, désireuse d’ouvrir de nouvelles lignes aériennes, avait pris contact dès 1935 avec les autorités mâconnaises et la chambre de commerce afin d’obtenir le droit de disposer de cette partie du plan d’eau saônois dans le but d’y créer un port d’étape intercontinental, relais entre l’Europe, l’Inde, l’Australie, l’Afrique du Sud.

La concession obtenue, le contrat d’exploitation signé, l’hébergement des équipages et des passagers assuré, la chambre de commerce assura la mise en place de pontons, gonio-phare, station carburant, postes de douane et météorologique, etc. Dans le même temps, le service des Postes du gouvernement français accordait à la compagnie l’autorisation d’acheminer du courrier de et vers Mâcon.

 

Inauguration le 3 février 1937

 Le Capricornus à Mâcon

Le chantier terminé et les essais concluants, la ligne fut inaugurée le 3 février 1937. Ainsi la Saône à Mâcon devint piste d’atterrissage et d’envol pour les flying boats « Capricorne » d’Imperial Airways qui reliaient Southampton à l’autre bout du monde. La fréquence des escales passa rapidement de deux fois par semaine, dans les deux sens (aller et retour), à cinq fois par semaine. Les conditions d’exploitation furent jugées satisfaisantes et, le 9 février 1938, un décret institua officiellement Mâcon port d’escale pour hydravions pour une durée dix ans. Cent vingt mois, qui se réduisirent à dix-huit…

 

Car l’Histoire en avait décidé autrement. Tandis que la Saône poursuivait imperturbablement son cours tranquille, les événement mondiaux se précipitaient. Le 1er septembre 1939, l’invasion de la Pologne par l’Allemagne déclencha la guerre en Europe et… la fermeture de la base aérofluviale de Mâcon. Six ans plus tard, la paix revenue, le port ne reprit pas son activité. Le grand conflit avait poussé l’aviation à accomplir d’énormes progrès. Les gros hydravions « Capricorne », dépassés, avaient fait leur temps et ne vinrent plus se poser sur la Saône. Mais qu’importe : elle coule, aujourd’hui comme hier, et toujours dans le bon sens.

 R. A.

 

Philip Gilbert Hamerton, l’aventurier de la Saône

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Au temps de la Gaule chevelue, la Saône s’appelait Arar *. Sur une partie de ses rives étaient installés les Ambarres **, étymologiquement « ceux qui vivent des deux côtés de l’Arar », d’où le nom d’Ambérieu.
Jules César, dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules, s’étonnait de l’incroyable lenteur de son cours (incredibili lenitate), « au point que l’œil ne peut juger du sens du courant ».

Quelques siècles plus tard, en 1886, Philip Gilbert Hamerton (1834-1894), sujet britannique résidant en France depuis le début des années 1860 (il avait épousé une Française), se souvient de la remarque du conquérant romain et ajoute : « Quelle qu’ait été sa nonchalance autrefois, elle s’est encore accrue par les cinq retenues qui se trouvent entre Verdun et Lyon, lesquelles transforment la rivière en une série d’étangs allongés, sauf quand les écluses sont ouvertes. Le flot coule alors naturellement, selon la quantité d’eau. (…) De l’embouchure du Doubs à Neuville au-dessus de Lyon, c’est certainement la rivière d’Europe, et peut-être même du monde, la plus propre à la navigation. On ne doit pas seulement cette qualité à l’extrême lenteur de son courant mais aussi au fait que la profondeur est toujours suffisante et que la surface des eaux se présente bien à l’action des vents différents. »

En 1886, donc, cet humaniste érudit, incarnation parfaite de l’« honnête homme » selon Montaigne, entreprend une expédition sur flumen Arar, le fleuve Saône, sur toute sa partie navigable, de Corre (Haute-Saône) à Lyon. Dans 57 lettres adressées à son éditeur, Hamerton relate « avec la plus grande franchise » sa rencontre avec la rivière et ses riverains, sa vie au fil de l’eau durant plusieurs mois en compagnie de cet autre peuple de la Saône que sont les professionnels de l’eau, bateliers, mariniers, pêcheurs, éclusiers, artisans de constructions navales, sans oublier les aubergistes des bords de la rivière et leurs recettes gourmandes, ni même les… gendarmes qui l’ont à plusieurs reprises soupçonné d’espionnage. Au bout de son périple fluvial, Hamerton conclut : « Nous avons passé des heures nombreuses et délicieuses sur une noble rivière ; et nous avons cette connaissance précise de son cours qui est la récompense d’un voyageur plus patient que rapide. Le résultat pour nous tous a été une admiration et une affection accrues pour la Saône, de toutes les rivières la plus amicale pour l’homme ; si consentante à se laisser domestiquer qu’un peu d’art a suffi pour la conquérir totalement. »

Un document singulier riche en anecdotes de tout genre, agrémenté de 148 illustrations, à savourer, qui sera (peut-être ?…) l’objet d’un commentaire ultérieur.
Une précision, qui a son importance : Hamerton a effectué la dernière partie de son voyage sur la Saône, de Chalon-sur-Saône à Lyon, sur son propre voilier, un catamaran dont il avait dessiné les plans et confié la fabrication à M. Brunet-Meige, « de Chalon, un constructeur accompli de bateaux à vapeur ainsi que de bateaux à voile en acier, du moins pour la coque ». Il avait baptisé son voilier… L’Arar.
R. A.

Philip Gilbert Hamerton : The Saône, a summer voyage (Un voyage d’été sur la rivière Saône).
Edition - Administration - Diffusion UTB Chalon-sur-Saône, Université pour tous de Bourgogne.

* Autres noms antiques de la Saône : Brigoulos, Brigulus
Souconna, Sauconna (eau sacrée ou eau de sang, ou du nom de la déesse tutélaire de la rivière). Ce seraient les légionnaires romains qui, au IVe siècle, auraient donné ce nom à l’Arar. Au XVIe siècle, la Saône prit son nom actuel.
** Ambarres : selon Jacques Lacroix (les Noms d’origine gauloise, la Gaule des combats) le terme signifierait « les très furieux » (contre les Helvètes, en 58 av. J.C., qui saccagèrent les terres des Ambarres lors de leur migration vers le pays des Santons, « situé sur les côtes de l’Océan, au nord de la Gironde »).

Sources : le Portail celtique, Jules César, Napoléon III (Histoire de Jules César), et les multiples internautes qui partagent leurs connaissances sur le Net.

La lône de Replonges-Feillens : un aménagement écologique sur la Saône

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C’est face à l’entrée du port fluvial de Mâcon, dans l’Ain, qu’ont été réalisés de nouveaux aménagements d’« annexes fluviales » écologiques sur les francs-bords de la Saône. C’est la subdivision VNF (Voies navigables de France) de Mâcon, basée temporairement à St Laurent-sur-Saône, qui a conduit et effectué le projet et assuré le financement des travaux.

Les aménagements réalisés ont trois objectifs principaux :
- la création de nouveaux habitats intéressants pour les poissons (des zones de refuge),
-favoriser la reproduction de certaines espèces (ce que l’on entend traditionnellement par le terme frayère);
- créer des zones de nourrissage et d’abri pour les petits poissons (les juvéniles), moins soumis à la prédation que dans la rivière.

La Lône sous la glace

Les travaux ont commencé en 1996 sous une forme expérimentale. Ils ont été terminés en 2004 et ont fait l’objet en 2008 d’améliorations suite à des préconisations effectuées par des techniciens de la Fédération de Saône-et-Loire pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, chargés du suivi écologique de ces aménagements. Ces travaux supplémentaires ont concerné l’extension des zones à faible profondeur, le désensablement de la zone aval de la lône amont et la création d’un seuil expérimental pour contrer les vagues des bateaux montants.

Des aménagements de ce type sont nécessaires car, selon Noël Corget, conducteur de travaux à VNF, « la chenalisation des rivières entraine généralement une perte de diversité ». Dans ces circonstances, il est indispensable de réhabiliter des milieux annexes existants afin d’en créer de nouveaux et ainsi, de maintenir un peuplement piscicole diversifié de manière durable.

Ces aménagements écologiques s’inscrivent dans le cadre de l’opération du Contrat de Vallée Inondable de la Saône, programme d’actions signé entre de nombreux partenaires.

La lône de Feillens-Replonges est une des plus importantes parmi les six que compte l’Ain, elle s’étend sur plus de 500 mètres de long. Les résultats sont encourageants : le suivi écologique témoigne qu’elle apporte une grande diversité des habitats et assure une fonction de reproduction et de nurserie (grossissement). En longeant le chemin de service, on peut facilement distinguer la lône, même si elle se fond dans le paysage et que l’on ne soupçonne pas qu’elle est le fruit du travail de l’homme. Un panneau informatif nous le rappelle.Le panneau informatif
Cécile Campergue
Lexique : 

Lône : bras mort d’un fleuve ou d’une rivière qui reste en retrait du lit et se trouve alimenté en eau par infiltration ou en période de crue. Le terme était utilisé à l’origine pour le Rhône mais s’est étendu à d’autres cours d’eau.

VNF : Etablissement public chargé de l’exploitation et de l’entretien des rivières et des canaux utiles à la navigation.

L’Amicale des riverains de la Saône à Thoissey

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Eliane Pacalet, présidente de l’Amicale des riverains de la Saône, a le sourire. Le bicentenaire de l’Allée des platanes à Thoissey, fêté au cours de l’automne 2008, a permis aux habitants de venir sur les bords de Saône.

Eliane et Robert Pacalet en bord de Saône

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eliane et son mari Robert habitent sur le chemin de halage. Ils se sont installés dans la maison familiale au moment de la retraite. Ils ont créé l’association en 2002, « pas dans un but revendicatif mais pour promouvoir les bords de Saône ».

À Thoissey, le long de la grande rivière, il y a bien un camping de 450 places créé en 1936 qui fonctionne et la piscine ouverte l’été. Mais Eliane et Robert déplorent que le port ait été abandonné. Les habitants des villages environnants connaissent mal le cours d’eau qui passe tout proche. Ils s’en sont souvent protégés. « On m’a demandé s’il passait encore des bateaux sur la Saône », indique Robert impliqué dans l’Office de tourisme. En 2007, 4 807 bateaux sont passés devant les fenêtres du couple.

Eliane et Robert Pacalet connaissent l’histoire de l’ancien port de Thoissey, des ponts ont permis de relier la rive gauche à la rive droite. Leur objectif à court terme serait l’installation d’un ponton pour que les péniches puissent à nouveau s’arrêter à Thoissey. Leur rêve serait qu’un projet de port voit le jour, en citant en exemple Pont-de-Vaux. L’Amicale des riverains de la Saône compte une cinquantaine d’adhérents.

Antoine Colliat

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